Charlevoix

De Québec à Baie-Saint-Paul.

Un des coins préférés des Québécois au nord de la ville de Québec est la région de Charlevoix.

On y retrouve une ville, Baie-Saint-Paul et trois municipalités : Les Éboulements, l’Isle-aux-Coudres et Petite-Rivière-Saint-François. 

Nous avons loué une maison donnant sur le fleuve en 2014 et ce fut une expérience merveilleuse.La beauté du fleuve Saint-Laurent réjouit les yeux qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve comme vous pourrez le constater dans le film que j’ai réalisé au retour de cet agréable séjour.

J’ai regardé une fois de plus le film avant de le placer sur mon blog et les mots qui me sont venus à l’esprit sont les suivants : la terre, le fleuve, le ciel, les marées, les montagnes, la pluie qui tombe en abondance… Et le film se termine par un bref regard sur le Vieux-Québec.

Je vous présente quelques photos que j’apprécie vraiment. La nature dans toute splendeur est tellement présente sur ces photos…

Le film sur lequel vous reverrez certaines de ces photos :

Madame.Lit ou Nathalie Gagnon

Madame.lit, de son nom Nathalie Gagnon, publie sur son blog des articles consacrés principalement à des écrivains québécois. C’est un peu par hasard que j’ai pris connaissance du blogue de Madame.Lit. Je cherche à l’occasion sur le net des critiques, des commentaires sur des romans dont j’entreprends la lecture. Je cherchais de l’information sur l’écrivain Éric Plamondon et son roman Pomme S et j’ai découvert le blogue de Nathalie. J’ai échangé avec elle et j’ai constaté que nos goûts littéraires se ressemblaient et sa complétaient d’une certaine façon. Dans nos échanges, nous avons aussi parlé de voyages et c’est elle qui m’a dit que je devrais faire un blogue en lien avec mes nombreux voyages. Elle a créé pour moi une « squelette »  ou « gabarit »pour un blogue que je tiens depuis avril 2021. 

Si j’invoque ces faits c’est que Nathalie est originaire de Charlevoix. Elle m’a fait  parvenir des photos qu’elle avait prises de son coin de terre et j’en ai fait un film. Elle a aussi écrit un texte sur ce que Charlevoix représente pour elle. C’est ce texte qui constitue la partie audio du film.

Vous voulez lire les articles de cette blogueuse, vous n’avez qu’à écrire dans votre moteur de recherche: madame lit.ca

Un premier film et c’est Nathalie Gagnon qui évoque son attachement à Charlevoix…

Un second film qui accompagne bien le premier…

J’espère que vous avez aimez ces films qui datent de quelques années. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et je vous répondrai.

Adresse mail pour votre commentaire : yarorb7239@gmail.com

Une lettre de Paul Auster…

La lettre de Paul Auster

C’est bien une image de la lettre que j’ai reçue de Paul Auster en novembre 1991. Quelque peu difficile à lire et je vous en copie quelques passages avant de vous expliquer ce qui m’a valu cette lettre.

«Dear Mr. Benoit,

Thanks you so much for your very kind letter. I was very moved, touched to learn that my books have been important to you.

I have had a chance to listen to the tape of your radios’s broadcast – and was very impressed. You obviously read with great care and attention. »

Je me permets de traduire ces quelques mots …

«Cher M. Benoit,

Merci beaucoup pour votre gentille lettre. J’ai été beaucoup ému, touché d’apprendre que mes livres ont été importants pour vous.

J’ai eu la chance d’écouter la cassette de votre émission de radio et j’en fus impressionné. Vous avez évidemment lu avec beaucoup de soin et d’attention.

Cette lettre est une réponse à celle que j’avais envoyée à l’écrivain le 14 octobre 1991. J’ai gardé une copie de cette lettre et quand j’ai voulu la numériser, pour en parler dans cet article, j’ai réalisé qu’on était le 14 octobre 2022. Un peu le hasard et je vais beaucoup en parler dans les lignes qui vont suivre car le titre du roman dont il est question a pour titre La Musique du hasard. Dans cette lettre je lui parlais de. trois de ses textes que j’avais aimés en plus de lui dire ma surprise à la lecture du roman The Music of chance paru en 1988.

Une parenthèse importante et vous comprendrez le tout à la fin de mon article.

Je permets pour l’instant d’ouvrir une parenthèse pour vous raconter comment j’ai découvert l’oeuvre de l’écrivain. Ce sera peut-être un peu long et cette parenthèse vous permettra de comprendre pourquoi j’apprécie à ce point l’oeuvre de l’écrivain.

J’ai découvert Paul Auster au moment de la sortie de son premier livre, L’invention de la solitude, livre paru en France en 1988. J’ai été ébloui par les premières lignes du livre :

« Un jour il y a la vie. Voici un homme en parfaite santé, pas vieux, jamais malade. Tout va pour lui comme il en fut toujours, comme il en ira toujours. Il vit au quotidien s’occupe de ses affaires et ne rêve qu’aux réalités qui se présentent à lui. Et puis, d’un seul coup, la mort. Notre homme laisse échapper un petit sourire, s’affaisse dans son fauteuil et c’est la mort. »

Ce sont là les deux premières phrases du livre de l’écrivain. Quelques précisions pour comprendre mon éblouissement dont j’ai parlé en lien avec ces lignes. J’ai fait des études classiques et en 1957 j’en étais à l’avant-dernière année de ce cours classique. J’avais 18 ans le 13 octobre quand un oncle est venu au collège pour nous annoncer à mes deux frères et moi la mort de notre père qui avait eu 50 ans le 20 mai 1957. Le 13 octobre était un dimanche en 1957 et le 29 septembre était aussi un dimanche et c’est aussi la date de mon anniversaire de naissance. J’étais jeune et je ne connaissais pas vraiment l’état de santé de mon père… Je lis à la deuxième page de mon édition de L’Invention de la solitude : 

« J’ai appris la mort de mon père voici trois semaines. C’était un dimanche. »

Vous pouvez comprendre ma surprise à la lecture de ce livre quelques trente ans plus tard. Ainsi a débuté mon appréciation de l’oeuvre de cet écrivain. J’ai lu beaucoup de livres de son oeuvre et je me limite à vous raconter ce qui s’est produit au moment de la lecture du roman La Musique du hasard paru en français en 1991. Pour bien apprécier le sens de ce roman il faut savoir que le titre original est The Music of chance. Après la lecture de ce roman un copain de mon fils qui étudiait à l’Université de Montréal m’a demandé si je voulais faire une émission de radio pour la radio étudiante. Dans les dernières lignes du roman un accident d’auto se produit au moment où à la radio dans la voiture on entendait un quatuor à cordes de Mozart ou de Haydn. Pour cette émission de radio d’une durée de 60 minutes on avait une séquence de 4 blocs avec du texte durant 12 minutes et de la musique pour les trois autres minutes. J’avais choisi un quatuor à cordes pour un des blocs… 

J’ai trouvé l’adresse de Paul Auster et je lui ai envoyé une lettre écrite en français car je savais que l’écrivain avait vécu en France pour étudier la poésie française. Et en novembre 1991, j’ai reçu une lettre de l’écrivain. 

Il faut bien parler du hasard ou de la chance et j’écris ce texte le 14 octobre 2022… car je veux publier un article sur mon blogue et j’ai réalisé en numérisant une copie de la lettre que j’avais envoyée à l’écrivain que cette dernière a été écrite aussi un 14 octobre mais en 1991. Et oui 41 années plus tard…

Paul Auster publié chez Babel

Ce premier roman de Paul Auster est un livre important dans son oeuvre. Dans un court texte, à la fin du roman de mon édition Babel, l’écrivain Pascal Bruckner écrit ceci :

« L’invention de la solitude constitue à la fois l’art poétique et l’ouvrage fondateur de Paul Auster. Qui veut le comprendre doit partir de là et tous les autres livres le ramènent à celui-ci. »

La première partie du roman a pour titre : Portrait d’un homme invisible et l’écrivain veut découvrir qui était cet homme qu’il ne connaissait pas. Quelques mots que l’écrivain emploie pour évoquer son père :

« Pendant quinze ans il avait vécu seul. »

« La maison n’était qu’en des nombreuses haltes qui jalonnaient une existence agitée et sans attaches, et cette absence d’épicentre avait fait de lui un perpétuel outsider, un touriste dans sa propre existence. »

Première page de la lettre à Paul Auster

Quelques passages de cette lettre :

«J’ai abordé votre roman La Musique du hasard et c’est à la suite de cette émission que j’ai décidé de vous écrire cette lettre. Je me permets de vous faire parvenir la cassette de cette émission bien que je sois conscient des nombreuses imperfections : l’animateur n’avait pas lu votre roman et l’émission est enregistrée en direct. De plus le bloc de 10 minutes avec arrêt et pause musicale constitue une contrainte qu’il est difficile de contourner. C’est encore une fois le thème du hasard qui m’a incité à vous faire parvenir cet enregistrement. J’avais proposé comme pièce musicale lors d’une première émission où j’avais abordé l’ensemble de votre oeuvre romanesque, l’un des 6 quatuors à cordes de Mozart dédiés à Haydn. J’avais proposé le premier mouvement du K 465 et je suggérais que le tempo lent du début de ce mouvement convenait bien à l’atmosphère de vos romans. Je n’avais pas lu à ce moment The Music of Chance. Vous comprendrez ma surprise à la fin de ce roman quand Jim tente de retrouver l’auteur d’un quatuor à cordes.»

Je veux maintenant aborder ce magnifique roman que je viens de relire pour écrire mon article. Le titre français vous le savez est La musique du hasard. Je vous parle dans un premier temps du hasard et ensuite de la musique.

Le hasard

Débutons par la quatrième de couverture de l’édition Actes Sud du roman. Il vous sera ainsi possible de comprendre le point de départ du roman :

«Nashe, qui a hérité de deux cent mille dollars, se débarrasse de ce qu’il possède, achète une voiture et entreprend de sillonner l’Amérique. Ainsi rencontre-t-il Pozzi, professionnel du poker, avec qui il décide de miser le restant de sa fortune dans une partie « facile » contre deux millionnaires excentriques, Flower et Stone. Et le plus extravagant commence alors..

Pozzi est un professionnel du poker et l’on sait que le hasard est un facteur important dans une partie de poker. De plus, c’est le hasard qui est à l’origine de cette rencontre entre Nashe, le héros du roman et le joueur de poker. Nashe fait l’une de ses balades et il voit un homme blessé sur la route et le fait entrer dans sa voiture. La dernière phrase du premier chapitre se lit comme suit :

«C’est ainsi que Jack Pozzi entra dans la vie de Nashe. Pour le meilleur ou pour le pire, c’est ainsi que toute l’affaire commença, un beau matin, à la fin de l’été.»

Nashe a occupé plusieurs métiers mais il a été pompier pendant sept ans. Encore là, le hasard :

«Après avoir interrompu ses études (…) s’était présenté à l’examen d’admission au cours des pompiers qu’un peu par hasard, à cause d’un type rencontré un soir dans son taxi, qui s’y préparait et l’avait persuadé d’essayer aussi.»

Jim Nashe rencontre une femme Fiona Wells dont il s’éprend et voici dans quelles circonstances se fait cette rencontre. Nashe veut acheter des cadeaux à sa fille qu’il a laissée avec sa soeur :

«Moins d’un moins plus tard, une deuxième porte s’ouvrit à l’improviste devant lui. C’était à Berkeley, en Californie, et de même que la plupart des événements survenus dans sa vie cette année-là, cela tint du hasard le plus pur. Étant entré dans une librairie, une après-midi, afin d’acheter des livres pour la prochaine étape de son voyage, il rencontra, tout simplement, une femme qu’il avait jadis connue à Boston.»

Dans ce même chapitre, il va au champ de courses à Saratoga. Il parie sur des chevaux de courses en se disant :

«Il avait la certitude que la chance lui sourirait, mais à part quelques succès étourdissants dans des coups à grands risques, ses pertes l’emportèrent sur se gains…»

La musique

Plus on avance dans ce roman plus on peut se questionner sur le sens du titre de ce roman. Évidemment on retrouve quelques passages dans le premier chapitre du roman évoquant la musique. Nashe abandonne tout ce qui se trouve dans sa maison avant son départ. Il se dit que son piano doit disparaître et il dit que c’est un problème un peu plus difficile car il pratiquait le piano quelques heures par semaine. En évoquant la musique il mentionne :

«Cela ne manquait jamais d’exercer sur lui un effet calmant, comme si la musique l’avait aidé à distinguer plus clairement les choses, à comprendre sa place dans l’ordre invisible de l’univers.»

Dans le même chapitre il parle du fardeau de la vie et le rôle de la musique :

«Peut-être la musique y était-elle pour quelque chose, les enregistrements de Bach, de Mozart et de Verdi qu’il écoutait interminablement lorsqu’il se trouvait au volant, comme si les sons avaient en quelque sorte émané de lui pour imprégner le paysage, transformant le monde visible en un reflet de ses propres pensées. Au bout de trois ou quatre mois, il lui suffisait de s’asseoir dans sa voiture pour se sentir libéré de son corps, sachant qu’aussitôt qu’il aurait posé le pied sur l’accélérateur et commencé à rouler la musique l’emporterait dans un monde d’apesanteur.»

Une courte remarque au moment où Nashe et Pozzi se présentent chez les deux millionnaires :

«Le carillon de la porte d’entrée fit retentir les premières notes de la Cinquième Symphonie de Beethoven.»

La musique prend beaucoup d’importance dans le dernier chapitre du roman. Pour bien comprendre, il faut donner les grandes lignes du récit. Tout s’organise dans un premier temps avec cette partie de cartes avec les deux millionnaires. Malheureusement tout ne va pas comme l’avait prédit Pozzi. Nashe et le professionnel de poker devraient rembourser l’argent qu’ils n’ont plus. Les deux millionnaires saisissent la voiture Saab et Nashe mais ce n’est pas suffisant. Nos deux millionnaires qui avaient gagné un très gros lot à la loterie ont rapporté d’Écosse un château abandonné. Ils ont en fait rapporté les 10 000 pierres de ce château et ils exigent que les deux hommes construisent un mur de 600 mètres de long dans un terrain qui leur appartient mais qui ne mesure que 500 mètres de long. Le mur sera construit en diagonale. Un employé de Flower et Stone surveillent les travaux. Je vous épargne les détails, mais quand les travaux sont terminés Nashe quitte le domaine avec le surveillant et son gendre pour aller prendre un verre en ville… Inutile de dire que Stone n’apprécie pas trop ce que les deux ont enduré durant la construction de ce mur. Dans le bar où les trois se retrouvent, Floyd, le gendre joue une partie de billard avec Stone et perd 50 $. Nashe ne veut pas de l’argent, mais il accepte pour le retour au domaine de conduire la Saab qui a été donnée au surveillant des travaux Murks.

Vous voulez savoir comment tout se termine… Je vous cite quelques passages du roman dont l’un au début du quatrième chapitre et les derniers, tirés du dernier chapitre du roman :

« Une ou deux fois, il ne mangea rien du tout et resta assis dans le salon devant une bouteille de bourbon jusqu’à l’heure d’aller se coucher, écoutant le Requiem de Mozart ou celui de Verdi avec le son au maximum, pleurant de vraies larmes au coeur de cette tempête de musique, se remémorant le gosse à travers le souffle impétueux des voix humaines comme s’il n’avait été qu’un peu de terre, une fragile motte de. Terre en train de s’éparpiller, de  redevenir la poussière dont elle était née. »

Murks, son gendre Floyd et Nashe sortent du bar et la neige tombe. C’est donc Nashe qui conduit son ancienne voiture.

« Il avait mis la radio sur un poste classique, et il reconnaissait la musique comme une chose familière, un morceau qu’il avait écouté souvent dans le passé. (…) Il aurait pu s’agir de l’un des quatuors à cordes dédiés à Haydn par Mozart, pensait Nashe… »

« La musique avait repoussé Murks et Floyd à l’arrière-plan et il n’avait plus conscience de rien que des quatre instruments à cordes déversant leurs sonorités dans cet espace clos et obscur. »

« Au moment précis où la voiture atteignait cent trente-six kilomètres à l’heure, Murks se pencha et coupa la radio. Le silence soudain fit à Nashe l’effet d’une secousse. »

« Et puis la lumière fut sur lui et Nashe incapable de la soutenir, ferma les yeux. »

Ainsi se termine le roman de Paul Auster qui a pour titre La Musique du hasard.

Mon objectif principal en publiant cet article était de faire connaître à tout lecteur l’oeuvre de Paul Auster et lui donner le goût de plonger dans son oeuvre. J’ai lu plusieurs articles de cet auteur. En préparant mon article, j’ai fouillé le Net cherchant quel serait le premier choix pour un nouveau lecteur parmi les romans de Paul Auster. Le premier titre proposé est La Musique du hasard et le second, Moon Palace. On peut aussi reprendre les mots de Pascal Bruckner dont j’ai déjà parlé :

«L’Invention de la solitude constitue à la fois l’art poétique et l’ouvrage fondateur de Paul Auster. Qui veut le comprendre doit partir de là et tous ses autres livres ramènent à celui-ci.»

Ce serait aussi un bon choix pour aborder l’oeuvre de l’écrivain. Une autre piste. Je relis actuellement le troisième roman de la trilogie new-yorkaise dont le titre est La chambre dérobée. Le personnage central de ce roman, Fanshawe, a disparu et sa femme fait appel au narrateur du roman pour retrouver son mari. Le narrateur est un ami du disparu et ils se connaissent depuis leur jeune enfance. On évoque des. souvenirs de leur jeunesse et on y retrouve ces mots : «Encore une fois c’était une pure question du hasard.» C’est aussi un bon premier choix pour apprendre à connaître Paul Auster.

Pour compléter mon article je vous présente une galerie de photos, des pages de couverture de plusieurs de ses romans…

Une galerie de photos de textes et de romans de Paul Auster…

N’hésitez à m’écrire à mon mail : yarorb7239@gmail.com

Annie Ernaux, prix Nobel de Littérature 2022

Annie Ernaux est une écrivaine que j’apprécie beaucoup. J’aime la variété des styles que l’on retrouve dans ses écrits : Journal intime, récits romanesques, textes autobiographiques.

C’est une amie, Hélène C., qui m’a parlé de cette écrivaine lors d’une discussion sur les écrivaines que nous aimions particulièrement. Je parlais de Proust et elle m’a suggéré de lire les textes d’Annie Ernaux. J’ai tellement aimé son oeuvre que j’ai écrit plusieurs pages de textes au moment de mes lectures. Je fouille mon dossier consacré à l’écrivaine et je découvre que ces notes ont été écrites en 2012, en 2013 et en 2016. Je me permettrai de placer dans mon article quelques unes des pages que j’apprécie et qui me semblent importantes pour le but de cet article qui est de vous faire découvrir Annie Ernaux et de vous donner le goût de découvrir son oeuvre.

J’estime que la meilleure façon d’aborder est de consulter le livre Écrire la vie, de l’édition Quarto, publiée chez Gallimard.

Les volumes de cette collection sont habituellement consacrés à des auteurs décédés et cette édition est une exception. On y retrouve des textes importants de l’écrivaine et les écrits sont précédés de 100 pages de photos personnelles accompagnées d’extraits du Journal intime inédit comme on peut le lire en quatrième de couverture. Je me permettrai de vous voir quelques images de tirées de ces 100 pages.

Deux citations que l’on retrouve en quatrième de couverture :

« Écrire n’est pas pour moi un substitut de l’amour, mais quelque chose de plus que l’amour ou la vie. » 15 janvier 1963

« Cette sensation terrible, toujours, d’être à la recherche de l’écriture « inconnue », comme cela m’arrive de désirer une nourriture inconnue. Et je vois le temps passer, nécessité d’écrire contre le temps, la vieillesse. » 3 août 1990

Et la plus longue citation de cette quatrième de couverture qui explique toute l’importance du titre et le sens de l’oeuvre de l’écrivaine :

« Écrire la vie. Non pas ma vie, ni sa vie, ni même une vie. La vie, avec ses contenus qui sont les mêmes pour tous mais que l’on éprouve de façon individuelle : le corps, l’éducation, l’appartenance et la condition sexuelles, la trajectoire sociale, l’existence des autres, la maladie, le deuil. Je n’ai cherché à m’écrire, à faire oeuvre de ma vie : je me suis servie d’elle, des événements, généralement ordinaires qui l’ont traversée, des situations et des sentiments, généralement qu’il m’a été donné de connaître, comme d’une matière à explorer pour saisir et mettre à jour quelque chose de l’ordre d’une vérité sensible. » juillet 2011

Littérature et vie

Qui a lu le moindrement les textes d’Annie Ernaux, réalise que ce thème – je ne sais trop si ce sont les meilleurs mots – est vraiment important. La littérature et la vie, il me semble que dans son oeuvre c’est quelque chose qu’il est  bien difficile de ne pas les relier. Un premier court passage :

« Je n’aime réellement qu’écrire, parce que c’est retenir la vie. »

Je veux aborder ce thème en reprenant un article que j’ai écrit en 2016.

Une préparation pour l’émission de deux heures consacrée à Annie Ernaux

Je voulais relire Mémoire de fille d’Annie Ernaux, une façon comme une autre, après avoir fouillé les deux textes Passion simple et Se perdre, relire,  pour tenter de connaître davantage l’univers de l’écrivaine.

C’était donc une préparation pour cette émission que j’ai vraiment hâte de voir dimanche prochain.

Je retiens spécialement la difficulté que fut la sienne d’écrire ce livre. Il est paru en 2016 et on peut lire des passages du moment de l’écriture en 2014. Elle y raconte l’histoire d’une jeune fille de 18 ans qui devient monitrice dans un camp de vacances et sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l’Orne. 

Un livre qu’il lui est difficile d’écrire. La quatrième de couverture le confirme dans le premier paragraphe où l’on peut lire :

« J’ai voulu l’oublier cette fille. L’oublier vraiment, c’est-à-dire ne plus avoir envie d’écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n’y suis jamais parvenue.

On retrouve souvent dans l’oeuvre de l’écrivaine cette distanciation entre les événements et le moment de l’écriture. Il en est ainsi avec Passion simple et Se perdre. C’est vraiment significatif pour ce dernier titre. Elle a tenu un journal intime pour décrire cette aventure avec un diplomate russe qui a débuté en 1988, et Se perdre a été publié en 2001.

Un long passage significatif qui fait bien ressortir cette façon de faire de l’écrivaine à la page 57 de Mémoire de fille :

« Dans cette hypothèse, je considère la fille de S avec le regard d’aujourd’hui ou, hormis l’inceste et le viol, rien de sexuel n’est condamnable, où je lis sur Internet « Vanessa va rejoindre un hôtel échangiste pour ses vacances ». Ou alors adopter le point de vue de la société française de 1958 qui faisait tenir toute la valeur d’une fille dans sa « conduite », et dire que cette fille a été pitoyable d’inconscience et de candeur, de naïveté, lui faire porter la responsabilité de tout? Devrais-je alterner constamment l’une et l’autre vision historique – 1958/2014? Je rêve d’une phrase qui les contiendrait toutes les deux , ans heurt, simplement par le jeu d’une nouvelle syntaxe. »

La vie n’a pas toujours été facile pour Annie Ernaux. Ce qui s’est passé en 1958 a eu lieu dès le début de son séjour à la colonie. On s’est moqué d’elle tout au long de son séjour à ce camp. Il y aura aussi cet avortement clandestin en 1964. 

En écrivant ce texte 56 ans après ce camp de vacances elle tient les propos suivants à la page 56 du roman :

« Au fur et à mesure que j’avance, la sorte de simplicité antérieure du récit déposé dans ma mémoire disparaît. Aller jusqu’au bout de 1958, c’est accepter la pulvérisation des interprétations accumulées au cours des années. Ne rien lisser. Je ne construis pas un personnage de fiction. Je déconstruis la fille que j’ai été. 

Mais la vie continue et en 1958-1959, elle suit son année de philo au couvent d’Ermemont, à Rouen. Le premier passage de la page 80 de Mémoire de fille :

Mais la vie continue et en 1958-1959, elle suit son année de philo au couvent d’Ermemont, à Rouen. Le premier passage de la page 80 de Mémoire de fille :

« C’est une photo carrée de cinq à six centimètres à bords dentelés en noir et blanc. De droite à gauche, on voit, alignés contre une cloison à lattes verticales, un lit à barreaux de métal et tout contre, une petite table rectangulaire en bois avec un tiroir. »

En lisant ce texte je me suis dis j’ai déjà vu cette photo et elle se retrouve en effet à la page 45 de l’édition Quarto de Gallimard. 

Si vous regardez attentivement notez bien ces mots :

« Toute la tristesse jamais effacée de 58, l’horreur de vivre. Penser à cela maintenant, c’est le trou. L’indicible de ce temps, effleuré dans « Ce qu’ils disent ou rien », mais est-ce que je pourrais le dire en lui-même? Plutôt dans une suite d’images, dans le récit d’une vie, la mienne – et pas la mienne -. Douleur perpétuelle de Rouen, du retour a Rouen. » Octobre 1994

Cette date doit correspondre à un passage de son journal. Une fois de plus à cette date, elle revient à cet événement de 1958. Et je complète avec ce premier paragraphe de Mémoire de fille.

« Si j’accepte de mettre en doute la fiabilité de ma mémoire, même la plus implacable, pour atteindre la réalité passée, il n’en demeure pas moins ceci : c’est dans les effets sur mon corps que je sais la réalité qui a été vécue à S. »

Un autre exemple à la lecture du texte Les années qui a été publié en 2008. Et c’est tout récemment que j’ai découvert dans ce texte le lien entre la vie de l’écrivaine et l’écriture.

Quelques passages de ce texte dans les premières pages :

« Toutes les images disparaîtront. »

« S’annuleront subitement les milliers de mots qui ont servi à nommer les choses, les visages des gens et les sentiments, ordonné le monde, faire battre le coeur et mouiller le sexe. »

« La photo en noir et blanc d’une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. »

Se pourrait-il que cette photo soit celle dont il est mention dans le texte que je viens de citer? Cette photo se retrouve à la page 22 de l’édition Quarto Écrire la vie. Il y a bien les falaises que l’on peut deviner et la légende de la photo se lit comme suit : Sur la plage de Sotteville-sur-mer en 1949.

Et le texte se poursuit ainsi :

« Les cuisses plus claires , ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d’une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d’un séjour ou d’une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-mer. »

« Elle va avoir neuf ans. Elle est en vacances avec sont père chez un oncle et une tante, des artisans qui fabriquent des cordes. Sa mère est restée à Yvetot, tenir le café-épicerie qui ne ferme jamais.

Quelques citations qui peuvent aider à apprécier l’oeuvre d’Annie Ernaux.

« Ce qui assemble les phrases de mes livres, en choisit les mots, c’est mon désir, et je ne peux l’apprendre aux autres puisqu’il m’échappe à moi-même. »

« Et puis, pour vivre vraiment les choses, j’ai besoin de les revivre. Venise, où je suis allée une douzaine de fois, suscite des pages et des pages – dans mon journal intime seulement. » 

Le passage qui suit et vraiment important. Annie Ernaux évoque son journal intime et le texte qui en sortira des années après l’événement : 

« J’ai publié seulement deux journaux intimes, « Je ne suis pas sortie de ma nuit » et Se perdre, l’un et l’autre rédigés auparavant et dont le contenu, la période vécue auparavant et déjà fait l’objet d’un récit autobiographie, respectivement Une femme et Passion simple. De ces deux circonstances – le délai de dix ans et l’existence d’un livre – la seconde est la principale, c’est elle qui motive la publication. Sans doute, le délai est important : c’est lui qui permet de jeter sur le journal un regard froid objectif, froid, de considérer le « je » comme un autre… »

« Il n’est pas question de prendre telles quelles les images, les paroles, de les décrire ou de les citer. Je dois les « halluciner » les relâcher (comme ke l’explique dans le début de L’Événement, qui est le texte où je vais le plus au fond de mon travail d’écriture. »

« Les photos, elles, me fascinent, elles sont tellement le temps à l’état pur. Je pourrais rester des heures devant une photo, comme devant une énigme. »

« Mais, c’est un point capital, selon les supports, selon le type de journal, je n’écris jamais de la même manière sur des sujets identiques. 

« Mais en cherchant la manière la plus juste, correspondant à ce que je sens, pour « traiter mon sujet », j’ai été amenée de plus en plus à chercher des formes nouvelles, surtout à partir de La place. »

Deux images pour compléter cet article :

Cette première image est une photographie des pages 54 et 55 de mon exemplaire du roman Écrire la vie. Observer cette image et les mots : « …pense à l’écrivain que tu es, revenant à Rouen…. je. ne pense pas que je pourrais, par exemple, avoir un grand prix international, voire le Goncourt, qui m’indiffère de toute façon. Ce que je désire est impossible, c’est revivre les choses. »

Ce grand prix international c’est le. prix Nobel de littérature 2022 qui lui a été décerné.

Elle emploie les mots revivre les choses…

Je ne peux résister à la tentation de citer deux passages de son dernier roman paru en 2022, Le jeune homme :

« Si je ne les écris pas, les choses ne sont pas allées jusqu’à leur terme, elles ont été seulement vécues. »

« Souvent j’ai fait l’amour pour m’obliger à écrire. Je voulais trouver dans la fatigue, la déréliction qui suit, des raisons de ne plus rien attendre de la vie. J’espérais que la fin de l’attente la plus violent qui soit, celle de jouir me fasse éprouver la certitude qu’il n’y avait pas de jouissance supérieure à celle de l’écriture d’un livre. C’est peut-être ce désir de déclencher l’écriture d’un livre – que j’hésitais à entreprendre à cause de son ampleur – qui m’avait poussée à emmener A. chez moi boire un verre après un dîner au restaurant où, de timidité, il était resté quasiment muet. Il avait presque trente ans de moins que moi. »

J’ai souligné dans mon article que j’ai passablement pris de notes en lisant Écrire la vie. L’image qui suit en est en quelque sorte la preuve…

Le but de cet article était de faire découvrir au lecteur l’oeuvre d’Annie Ernaux et de lui donner le goût de lire ses merveilleux récits. J’espère avoir atteint mon but et n’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cet article.

Adresse mail : yarorb7239@gmail.com

Pierre-Auguste Renoir

J’ai trouvé dans le volume L’Impressionnisme, publié chez Taschen sous la Direction Info F. Walther, ces quelques lignes qui font le lien entre Monet, le peintre auquel j’ai consacré un article sur mon blog. Au départ je prévoyais un article avec plusieurs artistes et j’ai finalement adopté une nouvelle formule. Le passage retenu est le suivant :

« C’est dans l’étudiée de la figure humaine que Renoir cherche  à appliquer les principes de l’impressionnisme ; dans son atelier de Montmartre, il peint quelques unes de ses toiles les plus célèbres, ainsi Le bal du Moulin de la Galette, La balançoire ou le Torse de la femme au soleil. »

Quelques pages plus loin on peut lire :

« Tant sur le plan personnel que par sa conception artistique, Renoir était particulièrement proche de Monet. Ce qui occupait le centre de son intérêt n’était pas le paysage, mais la figure humaine. Il vivait à Paris et allait souvent rendre visite à son ami à Argenteuil. »

« Ses tableaux lumineux et légers, qui émanent visiblement d’un monde réel observé attentivement à un moment donné, caractérisent le monde comme un lieu où l’harmonie et le bonheur sont possibles. Renoir recherchait toujours des modèles aux formes généreuses parmi les jeunes filles de son voisinage à Montmartre, filles qui travaillent souvent comme couturières. »

« La balançoire comme Le Bal du Moulin de la Galette déroute la critique par la dissolution des formes et la vibration coloriée : 

Les personnages dansent sur un sol pareil à ces nuages violacés qui obscurcissent le ciel un soir d’orage. Renoir excelle dans le portrait, genre qui va lui permettre de vivre ; en effet il est sollicité par de nombreux amateurs, ainsi Mme Charpentier, 1876, femme de Georges Charpentier, éditeur de Flaubert, Zola, Daudet, des Goncourt, dont il rend bien le caractère élégant et mondain, tandis que le portrait de Claude Monet témoigne des liens unissant les deux artistes.

C’est dans ce livre Comprendre la peinture au musée d’Orsay, livre que j’ai acheté en 2019 lors de notre passage à Paris que j’ai trouvé le passage cité.

Je souhaite que cet article va vous plaire et vous pouvez me faire un commentaire à l’adresse mail suivante : yarorb7239@gmail.com

Le Musée d’Orsay, l’impressionnisme, Monet, Manet et quelques autres…

J’ai déjà indiqué que j’avais une formation en histoire de l’art et ce qui me passionne le plus c’est la peinture. Je suis allé à Paris en 2019 et j’ai passé plus de deux heures au musée d’Orsay pour voir principalement les tableaux des peintres impressionnistes.

J’ai trouvé un article sur l’impressionnisme au musée d’Orsay et je me permets de vous le faire connaître :

 « Dès les origines du mouvement, les impressionnistes ont affirmé leur individualité artistique et leur autonomie. C’est encore plus vrai à partir des années 1880 et au début des années 1890. Renoir comme Cézanne que lient une amitié et une admiration réciproques ont cherché à « faire de l’impressionnisme quelque chose de solide comme l’art des musées », selon les mots de Cézanne. L’observation du modèle et de la nature, qui reste essentielle, est complétée par l’émulation avec les maîtres et la tradition. Cézanne et Renoir explorent un nombre réduit de sujets dont ils cherchent à dégager la dimension atemporelle. Cézanne déconstruit les règles de la perspective et réorganise les motifs sur le tableau, ouvrant la voie au cubisme du début du XXe siècle. Chez lui, la peinture invente une « harmonie parallèle à la nature », une vision réconfortante visant à « égayer les murs » ajoutait Renoir. Ce que l’on pourrait qualifier de modernité classique de ces dernières recherches a nourri des artistes comme Matisse, Picasso, mais aussi Denis, Bonnard ou Mailol. »

Mais d’où vient le mot impressionnisme? Si vous voulez le savoir il suffit d’aller au musée Marmottan à Paris et vous verrez un tableau de Claude Monet au titre suivant : Impression, soleil levant. C’est une reproduction de ce tableau que vous voyez en haut de cette page. Nous y sommes allés, Suzanne et moi, il y a quelques années lors d’un séjour à Paris et j’ai admiré ce tableau car j’avais l’impression que je m’y étais rendu uniquement pour ce tableau.

En parcourant le livre Tout sur l’art j’ai retrouvé quelques lignes sur l’impressionnisme :

« Le mot « impressionnisme » est à l’origine une insulte ; dans le Charivari (avril 1874), Louis Leroy (1812-1885) railla le titre d’une marine de Claude Monet (1840-1926), « Impressionnisme, soleil levant » et écrivit : « Impression… un motif de papier peint, même à son état le plus embryonnaire, est plus achevé que cette marine! » Il intitula son virulent article : « L’Exposition des impressionnistes. Le mot resta. Monet était l’un des membres du groupe d’artistes qui réagirent contre les thèmes historiques et contre la touche très lisse de l’art académique français. Ils créèrent des images de la vie moderne telle qu’ils la voyaient, saisissant l’impression d’un moment fugace et des effets de lumières éphémères. »

Vous aimeriez admirer quelques unes de ces images d’un monde fugace de la vie moderne, regardez et observez les détails de quelques tableaux que j’aime beaucoup.

Claude Monet La gare Saint-Lazare

La gare Saint-Lazare, « aux machines noyées, perdues dans les tourbillons de fumées blanches et bleues. »

C’est avec ces mots que le tableau est présenté dans le Guide du Musée d’Orsay.

Zola a parlé de ce tableau dans un article louangeur :

« Monet a exposé cette année des intérieurs de gare superbes. On y entend le grondement des trains qui s’engouffrent, on y voit des débordements de fumée qui roulent sous les vastes hangar. »

Pierre Auguste-Renoir Bal du musée de la Galette

Bal du moulin de la Galette « déroute la critique par la dissolution des formes et la vibration colorée. »

« Les personnages dansent sur un sol pareil à ces nuages violacées qui obscurcissent le ciel un jour d’orage. »

J’aime beaucoup ce tableau. Quel plaisir d’observer les regards qui vont dans toutes les directions. Intéressant d’observer cette diagonale qui va de la gauche vers la droite avec les personnages en avant-plan et la seconde diagonale avec les personnages qui dansent. Quel chef-d’oeuvre…

Claude Monet

Claude Monet est l’un des fondateurs du mouvement impressionniste.

Ce mouvement est ainsi présenté sur Wikipedia :

« L’impressionnisme est un mouvement pictural apparu en France dans les années 1960 en opposition à l’art académique et visant à représenter le caractère éphémère de la lumière et ses effets sur le couleurs et les formes. »

En 1874, Monet participe à la première exposition des futurs impressionnistes. On y présente le tableau de Monet qui donnera son nom au mouvement,  Impression : soleil levant.

À Paris il peint beaucoup la Seine.

En 1877, à la troisième exposition des impressionnistes, on retrouve le tableau La Gare Saint-Lazare.

En 1883, le peintre et ses deux enfants emménagent à Giverney. Il y peint les Nymphéas de son jardin.

Monet résume sa vie ainsi de la meilleure manière :

« Qu’y a-t-il à dire de moi? Que peut-il y avoir à dire, je vous le demande, d’un homme que rien n’intéresse que sa peinture – et aussi son jardin et ses fleurs. »

J’aime beaucoup l’oeuvre de Claude Monet. Il est le peintre que j’apprécie le plus quand je m’attarde à l’oeuvre des peintres impressionnistes. Je vous présente quatre photos de Monet prises au musée d’Orsay en mai 2019. Vous devriez apprécier…

Ce tableau de Monet a pour titre : Grosse mer à Étretat.

La revue du musée du musée d’Orsay que je me suis procuré propose un article intéressant en comparant cette mer vue par Courbet et Monet :

« Chez Courbet l’élément fort de la composition, c’est la falaise dont la matière rocheuse est rendue dans toute sa texture, exactement comme dans ses paysages franc-comtois. Contrairement à Courbet, Monet esquisse sur sa plage de minuscules silhouettes à contre-jour vues de dos, dont on se demande bien ce qu’elles guettent. Jacques-Émile Blanche raconte qu’après la guerre de de 1914, alors que Monet était à moitié aveugle, il avait voulu venir à Dieppe, un jour de novembre, pour « contempler la tempête », la mer furieuse, les nuages sinistres. »

« C’est cette mer en colère qu’il représente déjà, plus de quarante ans auparavant. Je passe mon temps en plein air sur le galet quand il fait gros temps… et naturellement je travaille pendant tout ce temps… écrit-il alors à Bazille.

Ce article sur l’impressionnisme est consacré à Monet. D’autres suivront évoquant d’autres peintres, dont Manet, Renoir, Degas et Cézanne.

J’aimerais recevoir vos commentaires sur cet article sur Monet, le peintre que j’apprécie le plus dans ce mouvement.

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Une semaine à Porto

Nous avons passé plus d’une semaine à Porto et ce fut très agréable. Passablement de pluie par ailleurs, mais le soleil était présent la balade sur le Douro. De très beaux paysages…

Ce que nous avons particulièrement apprécié à Porto :

Le célèbre Pont Luis, on dirait un pont à deux niveaux comme vous le verrez sur les photos ou dans le film que je vous présente.

La beauté de la Casa Musica.

La balada sur le Douro.

Le musée Soares dos Reis consacré principalement à l’art portugais. Observez bien quelques uns des tableaux dans les photos que j’ai choisies.

La librairie Lello et Irmäo qui est considérée comme la plus belle d’Europe. Je l’ai visitée lentement en pensant à l’écrivain portugais Fernando Pessoa et à son livre au titre particulier, Le livre de l’intranquilité. 

Voici ce qu’on dit de ce livre que j’aime bien sur le site Babelio :

« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j’ai élevé, mon amour, dans le silence de mon intranquilité ce livre étrange… » qui alterne chronique du quotidien et méditation transcendante. Le livre de l’intranquilité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l’attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. »

Et finalement dans notre appréciation, la gare de Porto qui est un chef-d’oeuvre de l’azuelo, cet art de carreaux de céramiques peints. On en retrouve une grande quantité dans cette gare où nous avons passé quelques heures en raison d’une pluie abondante…

Quelques images :

J’ai aussi fait un film en utilisant les photos et les clips pris durant ce séjour à Porto. Vous pouvez faire un commentaire en utilisant l’adresse mail que vous verrez en bleu à la fin de l’article et je vous répondrai. Au plaisir donc d’avoir votre appréciation de ce premier film et du second que cous verrez par la suite!

Et pour compléter je vous présente le film au moment de la balade sur le Douro. J’ai déjà fait état de la température lors de notre séjour. Il faisait soleil au départ mais des changements se sont produits comme vous pourrez le voir…

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Le baptistère Saint-Jean à Florence

Nous sommes allés deux fois à Florence, à l’automne 2007 et 12 ans plus tard, en septembre.

La piazza del Duomo : « Au coeur de la ville, la cathédrale forme avec le campanile et le baptistère un extraordinaire ensemble de marbre blanc, vert et rose, témoignage du passage de l’art florentin du Moyen-Âge à celui de la Renaissance.

Je fouille le Guide Michelin de 2007 – l’année où nous sommes allés huit jours à Rome et quatre à Florence – et en préparant mon article, je découvre des éléments intéressants dont je n’avais pas tellement pris conscience lors de ce passage à Florence.

« Le baptistère de Saint-Jean est une des plus anciennes églises de Florence. Au Moyen-Âge on croyait que c’était un édifice ancien datant de la période romaine de la ville. »

Sa forme : un plan octogonal entièrement recouvert de dalles de marbre blanc et vert de Prato.

Un site italien sur le net me fournit les informations suivantes :

« Le monument que nous voyons aujourd’hui est le résultat de l’extension d’un baptistère primitif datant du IV-V siècle. »

« En entrant dans l’édifice, la première chose qui saute aux yeux est la précieuse mosaïque du dôme, l’une des plus grandes au monde à l’époque à être décorée avec cette technique… »

La présentation du baptistère dans le Guide Michelin est bien invitante que je me permets de la citer :

« Mon beau Saint-Jean » : c’est ainsi que Dante évoquait le baptistère dédié à saint Jean-Baptiste, patron de la ville, dont l’image, patron de la fille dès de Moyen Âge sur le fameux florin d’or. De cet élégant édifice octogonal revêtu de marbre blanc et sombre, très représentatif de l’art florentin fait de mesure et d’harmonie, se dégage une rare impression de rigueur et de délicate pureté.

J’ai pris cette photo en contre-plongée lors de notre passage à Florence en septembre 2019. Dans tous les voyages que nous avons faits, je recherchais des sites avec des mosaïques et il faut dire que l’intérieur de ce baptistère m’a beaucoup impressionné. J’aurais voulu avoir une image complète de cette coupole tapissée de mosaïques mais c’était bien difficile à faire…

Les portes de bronze du baptistère

Les trois portes de bronze du baptistère, ornées de panneaux magnifiquement sculptées, sont universellement connues.

La porte sud est l’actuelle porte d’entrée pour admirer les mosaïques du baptistère. C’est la plus ancienne et elle a été réalisée à partir de 1330 par Andrea Pisano.

La porte nord : sa réalisation (1403 – 1424) fut confiée à Lorenzo Ghiberti, à peine âgé de 25 ans, à la suite d’un concours auquel avaient participé les plus grands artistes de la ville dont Brunelleschi.

La porte est est la plus célèbre. Voici ce qu’on en dit dans le guide Michelin :

« Face à la cathédrale, la porte est, est celle que Michel Ange jugeait digne d’être la « porte du Paradis » (1425 – 1452). En un peu plus de de 25  années, Ghiberti, arrivé ai sommet de son art, a réalisé ici un chef-d’oeuvre de sculpture et d’orfèvrerie. Les dix panneaux évoquent, avec une grande complexité de composition et une profusion de personnages, d’épisodes de l’Ancien Testament, en des  scènes extraordinaires de vie, d’élégance et de poésie. »

Je vous présente maintenant le film que j’ai fait à la suite de la visite de ce chef-d’oeuvre. J’ai tenté de rendre la beauté qu’on y trouve à chaque qu’on y passe :

J’espère que vous avez apprécié et vous pouvez me faire un commentaire.

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Musée de l’Oeuvre de la cathédrale, Florence

Je me souviens de notre passage à Florence en 2007. Nous avions visité l’Intérieur de la cathédrale Santa Maria del Fiore, admiré la majesté de l’extérieur de cette cathédrale en plus d’être éblouis par la beauté du baptistère. Je connaissais l’existence de ce musée de l’Oeuvre – Museo dell’Opera del Duomo – car j’avais lu dans notre guide Michelin le passage suivant :

La visite du musée de l’Oeuvre de la cathédrale (Museo dell’Opera dell duomo) complète celle de la cathédrale, du campanile et du baptistère, car nombre de sculptures et objets provenant de ces monuments y sont rassemblés. »

Il ne fut pas possible d’entrer dans ce musée en 2007 et j’ai tenté de savoir pourquoi on ne pouvait le visiter…  Et j’ai trouvé en fouillant sur le Web…

 Cet article, comme vous pouvez le voir à gauche, évoque tout ce que l’on peut visiter en se rendant à la Piazza del Duomo. J’attire votre attention sur ce que j’ai le plus aimé lors de ce voyage à Florence en 2019, soit le Baptistère de San Giovanni et le Musée de l’Opéra du Duomo. Le baptistère est certainement ce que j’ai le plus apprécié en lien avec cette cathédrale. Je ferai aussi un film sur cet édifice. Je retiens quelques mots du second paragraphe de cet article trouvé sur le net :

Musée fondé en 1891. Rénové radicalement en 2015 et cette phrase :

« Il est conçu comme un parcours pédagogique pour découvrir les lieux qui ont donné vie à l’ensemble monumental de l’Opéra, berceau de la Renaissance » Et ces trois mots : l’avant-garde architecturale.

En visionnant le film, dès le début, admirez la disposition des oeuvres-d’art sur les murs particulièrement. Je vous en fais voir quelques unes dans la galerie d’images que je vous présente avant de placer le film qui, je l’espère vous plaira.

Vous pouvez faire un commentaire en allant sur l’adresse mail à la fin de l’article et ce sera un plaisir de vous lire et de vous répondre…

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Église Santa Croce à Florence

Florence est une ville que j’apprécie beaucoup. Nous sommes y passés en 2007 et en 2019. Si j’avais à citer deux sites qui m’ont émerveillé particulièrement lors de ces voyages, je nommerais l’église Santa Croce et le baptistère de la cathédrale de Florence.

Le voyage de 2007 s’est déroulé de la façon suivante : 4 jours à Florence, suivi de 4 jours à Rome et retour à Florence pour 4 jours. En 2019 nous avons loué une chambre en Toscane à Montecatini et il nous fallait 45 minutes de train pour nous rendre à Florence.

Mon article sera un peu différent. J’aurais le goût de dire que le titre pourrait être Florence en plusieurs déclinaisons… Je ferai un film centré sur  une église et la première déclinaison sera l’église Santa Croce. La seconde sera probablement consacrée au Duomo, un ensemble tellement extraordinaire. On peut lire les mots suivants dans le guide Michelin :

« Au coeur de la ville, la cathédrale forme avec le campanile et le baptistère un extraordinaire ensemble de marbre blanc, vert et rose, témoignage du passage de l’art florentin du Moyen Âge à celui de la Renaissance. »

C’est cette grandiose cathédrale de Florence que vous pouvez observer dans cette image.

L’image que vous voyez maintenant a été prise à l’entrée du célèbre baptistère de la Cathédrale de Florence ou Le Duomo. J’ai pris des photos de ce baptistère en 2007 et en 2019. J’y suis resté passablement longtemps en 2019, tentant de percer les secrets d’une telle beauté. J’en reparlerai dans un autre article mais je veux citer les premiers mots employés pour décrire ce chef-d’oeuvre : « Mon beau Saint-Jean » : c’est ainsi que Dante évoquait le baptistère dédié à Saint Jean-Baptiste, patron de la ville, dont l’image figura dès le Moyen Âge sur le fameux florin d’or.

 La cathédrale de Santa Croce a été construite entre 1295 et 1350. C’est une grande église. Elle fait 140 mètres par 40. Vous le verrez dans le film que je vais vous présenter elle est vraiment lumineuse.

Je ne peux résister à utiliser les mots du guide Michelin pour vous donner une première impression de ce que vous pourrez voir dans le film qui suivra quelques photos de cette église…

« L’intérieur, dans le style gothique florentin est d’une remarquable élégance. La sobriété de l’architecture, l’importance de la nef par rapport aux bas-côtés ainsi que l’ampleur des arcades qui les séparent, les lignes élancées de l’abside dont les étroits vitraux (15s.) occupent presque toute la hauteur, produisent une impression de grande légèreté et ajoutent au caractère spacieux de l’édifice. »

Un dernier passage du guide Michelin qui évoque une des particularités de cette église :

« Les 276 pierres tombales dont elle est dallée et les somptueux monuments funéraires qu’elle renferme – pour le plupart dédiés à la mémoire d’hommes illustres – ont valu à Santa Croce le surnom de « le Panthéon italien. »

On peut observer aussi dans cette église le célèbre crucifix de Donatello, oeuvre d’un réalisme qui choqua certains contemporains de de l’artiste et que Brunelleschi voulut surpasser à Santa Maria Novella. Ce crucifix fut retrouvé dans la boue à la suite des inondations à Florence en 1966. 

J’ai étudié en histoire de l’Art et j’ai été beaucoup impressionné par l’oeuvre de Giotto. Dans la chapelle Bardi de l’église, on peut admirer les fresques de la vie de saint François, exécutées vers 1320 par Giotto qui, reprennent des thèmes de  ses célèbres fresques de la basilique d’Assise. On a évoqué le mode touchant de ces fresques.

J’ajoute à ce texte quelques images de cette église et je souhaite que me propos vous permettront peut-être d’avoir le goût d’aller visiter cette église si vous passez prochainement à Florence…

Je souhaite que vous allez apprécier le court film que je viens de terminer et vous pouvez me faire un commentaire sur mon adresse mail que vous verrez à la fin de mon article.

Quelques photos…

Bon visionnement de ce film que j’ai beaucoup aimé faire…

Vous pouvez faire un commentaire à mon adresse mail : yarorb7239@gmail.com

Khiva en Ouzbékistan

J’ai déjà placé, dans un premier article sur notre voyage en Ouzbékistan, un film sur la ville de Khiva. J’ai revu le film et je réalise que, dans la présentation, je ne n’évoquais pas suffisamment la beauté de cette ville et quelques unes de ses particularités.

L’Ouzbékistan est un pays éblouissant. Nous avions visité beaucoup d’autres pays avant ce voyage, des pays importants, la Turquie, l’Égypte, la Chine mais l’Ouzbékistan c’est autre chose vraiment. Le premier paragraphe du Guide Lambert affirme : 

« Tout au long de son histoire, le territoire de l’actuel Ouzbékistan fut la plupart du temps dominé par les grands empires environnants des Perses, Grecs, Arabes, Mongols ou Russes pour devenir un État à part entière en 1991. »

Mon article vous fera découvrir la ville de Khiva. Mais comment vous la présenter? Avant de nous rendre à cette ville, nous avions visité Tachkent, la capitale du pays, Samarcande et Boukhara.

Une image vaut mille mots. Une des photos que j’aime bien de la cité intérieure de Khiva ou Itchan Kala.

Je retiens quelques unes de notes que j’avais prises avant le voyage :

« Khiva est un décor de conte des « Mille et une nuits », avec de somptueuses mosquées. La ville est outrageusement restaurée depuis 1997.  Tout semble se retrouver dans la vieille ville. 

 L’un des grands marchés d’esclaves de toute l’Asie centrale. Deux parties distinctes : la vieille ville et la ville extérieure.  Enceinte entourant la vieille ville : elle date du 18e siècle. »

Ce qui a le plus retenu notre attention à Khiva est la cité intérieure. Ce que j’avais noté avant le voyage me semblait prometteur :

« Itchan Kala (« cité intérieur, en turc »), qui couvre 26 hectares, est la ville intérieure de Khiva, retranchée derrière des murailles de briques hautes d’une dizaines de mètres, faisant partie de l’ancienne oasis, qui était l’ultime étape des caravaniers avant la traversée du désert en direction de la mer caspienne et de la Perse. »

« Bien qu’ayant conservé peu de monuments très anciens, Itchan Kala constitue un exemple cohérent et bien préservé d’architecture musulmane d’Asie centrale avec des constructions remarquables, comme la mosquée Djouna, les mausolées et les médersas, ainsi que les deux magnifiques palais édifiés au début du XXe siècle par le khan Alla-Kouli. »

« Depuis 1990, le quartier d’Itchan Kala fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO. »

Je vous fais voir quelques photos pour un avant-goût de ce que vous pourrez voir dans le film que j’ai réalisé au retour de ce voyage en Ouzbékistan :

Quelques mots à retenir pour sans doute mieux apprécier le film… Le mihrab est une niche qui donne la direction pour La Mecque, le minbar est un pupitre de la mosquée, le sérail est un palais et l’imam est un prêtre de la religion musulmane. On utilise souvent le mot medersa qui signifie une école coranique.

Je souhaite que le film ait plu. Vous pouvez m’en glisser un mot en cliquant sur l’adresse mail que vous voyez maintenant et ce sera pour moi un plaisir de vous lire : yarorb7239@gmail.com

Deux romans de Jón Kalman Stefánsson et l’Islande

Il y a de ces matins où l’on fait des découvertes. Comment oublier l’émission La Grande Librairie et le passage de cet écrivain islandais qui venait présenter son dernier roman, Ton absence n’est que ténèbres. L’animateur François Busnel lui posait des questions et il répondait en anglais. J’ai tellement aimé ce roman de 600 pages que je l’ai lu en une semaine. Le sujet, le point de départ, on le retrouve dans la première page du roman. J’en transcris une partie :

« C’est sans doute un rêve :

Je suis assis au premier rang dans une église de campagne, il fait froid : une profonde quiétude règne à l’extérieur, à peine troublée par les bêlements des moutons et les cris lointains des sternes, les vitres du bâtiment encadrent le bleu du ciel, la mer, une bande d’herbe verte et une montagne presque nue.

J’espère bien que c’est un rêve parce que je n’ai aucun souvenir de ma personne, je ne sais qui je suis, ni comment je suis arrivé ici, j’ignore…

    … mais je ne suis pas seul.

Assez captivant comme point de départ, non? Cet homme sort de l’église, se dirige vers le cimetière et trouve une tombe et une croix sur laquelle est écrite une phrase qui donnera le titre au roman. Il trouve une voiture qui n’est pas fermée à clé et aperçoit une femme qui lui dit :

« Mon Dieu, j’étais tellement heureuse quand je t’ai aperçu marcher dans le cimetière par la fenêtre du salon. Heureuse et évidemment surprise, parce que je m’attendais à tout sauf à te trouver ici. Tu es arrivé quand?

François Busnel, l’animateur de l’émission La Grande Librairie a dit de cet écrivain :

« Jón Kalman Stefánsson et l’un des grands romanciers contemporains. Ses romans sont uniques, saturées de poésie, parsemés de philosophie. »

L’autre roman de l’écrivain dont je veux vous parler a pour titre D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds. C’est le premier roman d’une chronique familiale. C’est aussi un roman unique dans le sens de ce que dit Busnel. On passe rapidement d’une époque à l’autre sans trop de précision. Les chapitres n’existent pas comme tel et on retrouve des sections qui nous annoncent quelque peu ce qui va se passer dans les pages qui vont suivre. Mais c’est tellement palpitant. L’écrivain a aussi écrit une trilogie que j’ai beaucoup apprécié.

Mais il serait peut-être que je vous explique mon attirance pour la littérature islandaise.

Nous avons fait un voyage en Islande il y a de cela plusieurs années.

J’avais entendu parler de ce pays par l’écrivaine Ava Audur Olafsdottir. J’avais au départ lu quelques romans policiers de l’écrivain Indidrason avant de lire mon premier roman de cette écrivaine, Rosa Candida. Le roman de cette femme que j’ai le plus apprécié est L’embellie. Je m’étais procuré ce roman au retour de notre voyage en Islande. C’est une promenade sur une grande partie de l’île, quel plaisir. 

Notre voyage en Islande fut trop court pour nous permettre de nous éloigner de la capitale. Mais je me souviens d’avoir rencontré quelqu’un dans l’avion qui nous conduisait en Islande, un voyageur qui y allait pour du travail et qui disait qu’en se promenant sur les routes de ce pays, le paysage change très rapidement. Donc quel plaisir de lire L’embellie! Nous avons eu la chance de voir des geysers, des chutes, des montagnes…

Avant de continuer cet article, je veux vous faire voir des images de l’Islande et vous présenter un ou deux courts films qui vous permettront de mieux apprécier les descriptions de paysages dans les deux romans de l’écrivain islandais.

Je veux vous faire voir quelques aspects des paysages islandais. J’ai retenu des images de la capitale, Reykjavik, du Lagon Bleu, des chutes et des montagnes. L’homme peut paraître tellement petit quand on l’observe devant une chute comme vous pouvez le voir dans la cinquième image de cette galerie de photos. Le ciel avec les nuages et ces images de l’eau sont toujours grandioses.

Je vous cite pour compléter des textes tirés du roman D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds :

« À travers trois générations, le portrait d’une Islande sauvage, âpre et nostalgique se dessine.« 

« Les oiseaux bleues de froid du golfe Húnalfói baignent les fjords, les baies et les criques alentour, les poissons au sang glacé qui nagent dans ces profondeurs ignorent presque tout de la vie. »

« Celui qui peut contempler la mer de jour comme de nuit risque moins d’être malheureux. »

J’ai décidé de vous présenter deux films que j’ai réalisés au retour de notre voyage en Islande. J’espère que vous allez les apprécier. Ce sera quelque peu différent des images que vous venez d’observer…

Le premier a pour titre Le geyser Strokkur. C’était la première fois que je voyais un geyser et c’est merveilleux avec cette attente qui nous réserve des surprises comme vous pourrez le constater…

Le second film vous permettra d’admirer de magnifiques chutes en Islande. Je viens de revoir le film et ce qui m’étonne encore c’est de voir la petitesse des humains devant ces chutes admirables…

Revenons à la littérature islandais et à deux de ses auteurs dont je veux vous entretenir. Si j’ai fait allusion à Audur Ava Ólafsdóttir c’est que c’est par elle que j’ai découvert la littérature islandaise comme je l’ai souligné au début de cet article. J’ai rencontré l’écrivaine à la librairie Gallimard à Montréal lors de son passage pour parler de ses romans. C’est Claudia Larochelle qui animait cette rencontre où l’auteure de L’embellie a écrit quelques mots dans mon exemplaire.

Ce qu’on peut lire en ouvrant le roman dans le texte de présentation de l’édition Zulma :

« C’est la belle histoire d’une femme libre et d’un enfant prêté, le temps d’une équipée hivernale autour de l’Islande.

En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu’à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes.

Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante, entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les péripéties de la vie et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa Candida, en une sorte d’exultation complice que ne nous quitte plus. »

L’amie en question a vu une voyante à qui elle avait écrit :

« J’ai quinze ans et j’attends toujours que l’enfant en moi disparaisse. Je n’y pense pas. C’est comme ça que j’arrive à le faire disparaître, un n’y pensant pas du tout. Jusqu’à ce qu’il cesse d’exister. J’ai cherché dans un livre et je sais qu’il a cessé d’être un petit poisson de deux centimètres et demi à pattes palmées, qu’il a commencé à prendre figure humaine et qu’il a des doigts de pied. Bientôt je ne pourrai plus mettre mon pantalon avec des fleurs dans le bas. Je le cache sous mon gilet de laine à boutons de laiton pour que personne n’y prête attention, pour que nul n’en sache rien. Et puis je vais vite m’en aller dans le vaste monde. Quand l’école sera finie.

Tout cela n’est encore que pure imagination. »

Et cet enfant ce sera Tumi qui fera  ce tour de l’Islande… Et cela avec la dédicace de Audur Ava Olafsdottir…

J’ai aussi lu quelques polars islandais mais mon grand coup de coeur fut Stefánsson. J’ai lu la trilogie et aussi D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds. J’ai lu ce dernier roman en 2018 et je l’ai repris après Ton absence n’est que ténèbres un peu pour comparer le style des deux oeuvres.

Comment aborder un tel sujet?

LES CHAPITRES

Si vous ouvrez le passage qui suit le prélude dans le roman D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds vous y voyez :

Keflavik – Aujourd’hui – et les mots qui suivent : « Keflavik n’existe pas. »

À la page suivante on y lit : Keflavik a trois points cardinaux : le vent, le mer et l’éternité.

Vous tournez la page et vous lisez les mots suivants : Valeur agricole négligeable ; nulle part la distance, mesurée entre ciel et terre n’est plus importante. Ces mots sont une indication de ce qui va suivre dans les pages suivantes.

Il en est ainsi de la seconde section avec les mots suivants : Honneur et fierté

Dans le roman Ton absence n’est que ténèbres les deux premières sections ont pour titre :

Il se trouve toujours une consolation.

Même les défunts sourient, Et moi je suis vivant.

Il en est ainsi dans les deux livres tout au long des romans. Dans certaines sections les indications indiquent d’une façon concise ce qui va se dérouler dans les pages qui vont suivre : « Chaude et douce ce matin – pour toi »

CHRONOLOGIE ET TEMPS

Titre un peu particulier pour cette section de mon article mais vous allez comprendre… Une autre particularité des deux romans est le voyage à travers le temps pour décrire l’évolution de grandes familles avec très peu d’indications chronologiques pour s’y retrouver.

Quelques exemples dans le roman D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds :

Page 94 : Keflavik – Aujourd’hui –

Page 123 : Incise Des cheveux bruns, une robe verte Désormais, je pourrai aimer D’autres hommes que toi.

Page 169 : Keflavik – 1976 –

Quand on réalise en quatrième de couverture en lisant sur la page que vous voyez à votre gauche : « À travers trois générations, le portrait d’une Islande sauvage, âpre et nostalgique se dessine «  on se dit qu’il faut être attentif pour s’y retrouver.

Je vous citer un autre passage du même roman où l’on nous présente Ari qui voit sept perdrix et ne réussit pas à les tuer :

« Le poteau de la clôture vibra et les sept perdrix des neiges prirent leur envol, indemnes et blanches, pour s’évader dans l’air sombre, tel l’espoir d’un monde meilleur, un espoir limpide, vaut-il mieux tuer des perdrix ou les regarder s’envoler immaculées que la beauté? »

Et ce dernier passage bien en lien avec le précédent :

« Ari désirait en outre publier des livres, des oeuvres importantes, utiles, des livres qui seraient un vol d’oiseaux et fendraient l’air. »

Relisez le texte de la première citation en débutant à la fin de la troisième ligne où l’on évoque un monde meilleur et la question que l’on pose. Vous vous souvenez des trois derniers mots de la citation de François Busnel : parsemés de philosophie. Cette question va dans ce sens, une réflexion sur la vie et sur la mort.

Un autre exemple dans les premières pages du roman avec cette pensée :

« La vie naît par les mots et la mort habite le silence. C’est pourquoi il nous faut continuer d’écrire, de conter, de marmonner des vers de poésie et des jurons, ainsi nous maintiendrons la faucheuse à distance pour quelques instants. »

Voyons ce qu’il en est de la chronologie, des passages du temps dans le roman Ton absence n’est que ténèbres.

Un lecteur du site Babelio résume ainsi le roman de l’écrivain islandais :

« L’homme se rend alors compte qu’il n’est pas simplement perdu, mais amnésique : tout le monde semble le connaître, mais lui n’a aucun souvenir ni de Soley, la propriétaire de l’hôtel, ni de sa soeur Runa, ou encore d’alois, leur mère tant regrettée.

Petit à petit, se déploient alors différents récits, comme pour lui rendre la mémoire perdue, en le plongeant dans la grande histoire de cette famille, du milieu du 19e siècle jusqu’en 2020...

Ce roman compte près de 600 pages et pour me retrouver avec tous ces personnages qui apparaissent et disparaissent pour revenir plus tard, j’ai tenté de faire le lien entre toutes ces personnes. 

Vous y voyez à gauche le nom d’Aldis, la mère des deux filles Runa et Soley.

C’est à partir de l’épitaphe sur la croix de la tombe d’Alis au cimetière qu’on a donné le titre au roman.

J’attire votre attention sur le milieu de la page de gauche où l’on peut lire Pétur, pasteur et Halla. À la ligne suivante on peut lire :

« Pétur et Gudridur qui a écrit un article sur les vers de terre. Il va lui porter trois livres dont un dictionnaire. Gisli est le mari de Gudridur. Il s’absente pendant neuf semaines pour la pêche à chaque saison de pêche.« 

Un voyage inoubliable dans 4 pays

En 2013, nous avons fait, mon épouse et moi, un voyage de groupe avec Voyages Lambert, un voyage qui nous a conduits en quatre pays : L’Ouzbékistan, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Arménie.

Ce fut un voyage passablement différent des autres voyages avec Voyages Lambert, ne serait-ce que le fait que nous sommes  passés dans quatre pays différents. Nous avons passé rapidement assez rapidement à Bakou en Azerbaïdjan après de nombreuses découvertes en Ouzbékistan et en Géorgie. Le voyage s’est terminé par un séjour de quelques jours en Arménie.

Cet article sera consacré à la Géorgie, un pays passablement influencé par la Russie. Ce fut un séjour que nous avons beaucoup apprécié. Et j’oubliais de noter que nous avions mangé dans un restaurant géorgien à Montréal avant notre départ…

Ce qui est remarquable, c’est de constater comment ces pays sont différents. Je regarde la quatrième de couverture du document reçu pour le voyage et je ne résiste pas à la tentation de vous le faire voir. Le slogan du groupe Voyages Lambert est comme vous le voyez au bas de cette image L’Émotion cultuelle. Si vous regardez avec quelque peu d’attention le film qui va suivre vous devriez en vivre quelques unes, si on peut employer le verbe « vivre » en ce sens.

Des villes, des monuments religieux anciens et modernes, de la musique et aussi un court passage d’un spectacle folklorique.

Quelques mots sur ce pays merveilleux en raison de la grande diversité de ce que nous avons pu voir :

L’une des premières nations à adopter la religion chrétienne qui deviendra orthodoxe au 11e siècle.

Pays annexé par la Russie mais qui récupère son indépendance en 1918.

Tbilissi est la plus grande ville et la capitale du pays.

Mtskheta est l’une des plus vieilles villes de la Géorgie.

Ouplistsikhé, la « cité de Dieu » est une cité troglodytique située à proximité de Gori. Le mot a pour racine deux mots grecs qui signifient pénétrer et grotte. Vous allez mieux comprendre en voyant le film.

Quelques images pour un aperçu de ce que vous verrez dans le film…

Le film suit et ce serait un plaisir pour moi de lire votre commentaire…

Vous pouvez faire un commentaire ou me joindre par mail : yarorb7239@gmail.com